Comment estimer la valeur de son appartement à Paris en 2026
Guide parisien pour estimer la valeur de son appartement en 2026, des données officielles DVF et notaires jusqu'au montant réellement perçu à la vente.

- Publié le
- Mis à jour le
- Lecture
- 16 min de lecture
Introduction
Vous possédez un appartement à Paris et vous vivez à New York, à Londres ou à Genève. En quinze jours, trois sources vous ont donné trois chiffres différents, et l'écart entre le plus haut et le plus bas représente le prix d'une voiture. Un outil en ligne a produit le premier. Un agent a envoyé le deuxième par mail. Un voisin qui a vendu un bien comparable dans le même immeuble au printemps dernier a fourni le troisième. Aucun ne vous a montré son raisonnement.
Paris pardonne mal l'approximation. Il n'existe pas en France de base de données publique des annonces comparable à ce que connaissent les marchés anglo-saxons, et les prix affichés sur les portails restent des prix demandés, pas des prix conclus. En parallèle, la capitale enregistre des dizaines de milliers de ventes d'appartements chaque année, donc la matière pour une estimation précise existe réellement. Le problème n'est pas le manque de données. C'est qu'elles sont dispersées entre plusieurs plateformes publiques, dont certaines derrière un compte fiscal. Ce guide déroule la méthode dans l'ordre où vous devez l'appliquer, et aucune étape n'exige votre présence en France.
Commencez par définir l'usage de votre estimation

L'usage de l'estimation détermine son degré de formalisme, et se tromper sur ce point produit des chiffres qui varient de plusieurs dizaines de milliers d'euros.
Si vous préparez une vente, votre cible n'est pas un chiffre. C'est une fourchette défendable, avec un plancher que vous ne franchirez pas et un plafond que vous pouvez justifier face à l'agent d'un acquéreur. Les prix affichés vous guideront mal, puisque l'écart entre le prix annoncé et le prix inscrit dans l'acte atteint régulièrement 5 à 10 pour cent.
Si l'estimation sert une succession, un divorce ou une déclaration d'IFI, il vous faut quelque chose de plus solide. Le chiffre pertinent devient alors la valeur vénale, c'est-à-dire le prix que le bien pourrait raisonnablement atteindre dans une vente normale à une date donnée, et l'administration fiscale peut contester le montant que vous déclarez. Sous-évaluer vous expose à un redressement assorti de pénalités. Surévaluer vous fait payer plus de droits que vous n'en deviez.
Les acquéreurs appliquent exactement la même démarche à l'envers, avec les mêmes outils, pour vérifier si un prix demandé s'appuie sur des transactions récentes ou sur de l'optimisme.
Utilisez les outils publics qui montrent les prix réels

Trois sources officielles et gratuites vous donnent une fourchette défendable pour n'importe quelle adresse française en moins d'une heure, sans jamais vous déplacer.
1. Cherchez vos comparables dans la base DVF
Les Demandes de Valeurs Foncières, que tout le monde appelle DVF, constituent le registre d'État de chaque transaction immobilière notariée depuis 2014. C'est gratuit, c'est public, et cela affiche le prix écrit dans l'acte plutôt que le prix auquel le bien avait été annoncé.
La plupart des gens l'ouvrent, tapent un nom de rue, et abandonnent. La méthode qui fonctionne ressemble à ceci :
- Cherchez par section cadastrale plutôt que par nom de rue. Les rues traversent plusieurs sections et vous renvoient des voisins trompeurs.
- Filtrez par type de bien et par surface, en gardant les comparables dans une fourchette d'environ 15 pour cent autour de votre propre surface.
- Écartez les actes portant sur plusieurs lots à la fois. Ils intègrent une cave ou un parking dans un prix unique et faussent lourdement votre prix au mètre carré.
- Conservez les transactions des dix-huit derniers mois, et corrigez les plus anciennes de la tendance du marché avant de les utiliser.
La seule chose que DVF ne vous dira jamais, c'est l'état du bien au moment de la vente. Deux appartements identiques sur le même palier, l'un rénové et l'autre inchangé depuis 1978, apparaissent comme le même type de transaction à des prix très différents, sans la moindre explication. Vous pouvez consulter les enregistrements vous-même sur la plateforme DVF de l'État (nouvelle fenêtre) gérée par Etalab.
2. Interrogez le service de demande de valeurs foncières
L'administration propose également un service de demande de valeurs foncières qui affiche les prix de vente enregistrés sur les cinq dernières années, actualisé deux fois par an en avril et en octobre. Il couvre les appartements, les maisons et les terrains, et vous donne un descriptif du bien à côté du prix.
Pour un non-résident, il existe un obstacle pratique. L'accès passe par un compte sur le portail fiscal, et si vous n'en avez pas, vous pouvez en ouvrir un auprès du service des impôts des particuliers non-résidents, entièrement en ligne. Cela vaut le détour de toute façon, puisque ce compte hébergera ensuite toutes vos obligations fiscales de propriétaire. Le service est détaillé dans la notice officielle sur l'estimation de la valeur d'un bien (nouvelle fenêtre).
3. Consultez la carte des prix des notaires
Les notaires enregistrent chaque transaction, et la Chambre des Notaires de Paris publie les données obtenues sous forme de carte interactive couvrant chaque arrondissement et chaque quartier. La base sous-jacente, connue sous le nom de BIEN, couvre plus de 95 pour cent des transactions parisiennes, ce qui en fait la photographie la plus complète du marché. Retenez que les notaires publient des médianes et non des moyennes, une distinction qui compte lorsque vous lirez le tableau plus bas.
4. Ne demandez aux estimateurs en ligne qu'une première fourchette
Les outils d'estimation instantanée servent vraiment à une chose : produire un ordre de grandeur en soixante secondes, pour savoir si vous êtes dans la conversation à 600 000 ou dans celle à 1,2 million. Au-delà, ils butent sur deux limites structurelles qu'aucun algorithme ne corrige. Ils lisent votre code postal et non votre immeuble, et ils ne lisent pas votre dossier de copropriété. Ces deux angles morts, comme le montrent les sections suivantes, concentrent l'essentiel de l'argent.
| Arrondissement | Prix médian €/m², 2026 | Évolution sur 12 mois |
|---|---|---|
| 1er | 12 400 | +1,4 % |
| 2e | 11 100 | +1,8 % |
| 3e | 12 200 | +1,1 % |
| 4e | 13 100 | +0,9 % |
| 5e | 12 300 | +1,5 % |
| 6e | 14 250 | +0,7 % |
| 7e | 13 600 | +1,2 % |
| 8e | 11 800 | +1,6 % |
| 9e | 10 600 | +2,1 % |
| 10e | 9 700 | +1,9 % |
| 11e | 9 900 | +1,7 % |
| 12e | 9 300 | +1,3 % |
| 13e | 9 100 | +1,0 % |
| 14e | 9 800 | +1,2 % |
| 15e | 9 900 | +1,5 % |
| 16e | 11 200 | +1,1 % |
| 17e | 10 400 | +1,8 % |
| 18e | 8 900 | +2,0 % |
| 19e | 7 850 | +2,3 % |
| 20e | 8 400 | +2,2 % |
| Paris, ensemble | 9 580 | +1,2 % |
Faites estimer votre bien gratuitement par un professionnel

En France, l'estimation immobilière est gratuite chez la plupart des professionnels, il n'y a donc aucune raison d'en réunir moins de trois avant de retenir un chiffre.
1. Ce qu'il faut demander avant d'accepter une estimation d'agence
Les agents immobiliers n'ont pas le droit de facturer une estimation. C'est donc l'avis le plus facile à obtenir et, pour cette raison même, le plus facile à prendre pour argent comptant. Un agent en concurrence pour un mandat a par ailleurs un intérêt bien documenté à annoncer haut, ce qui explique pourquoi les propriétaires qui retiennent le chiffre le plus flatteur se voient souvent demander de baisser trois mois plus tard.
La question qui sépare une estimation d'une intuition est simple. Exigez de chaque agent trois ventes comparables, avec l'adresse, la surface Carrez et la date de signature de l'acte. S'ils ne peuvent pas les fournir, vous tenez un avis, pas une estimation.
Une estimation d'agence sérieuse se fait sur place et prend une heure ou plus. Une estimation de votre bien parisien réalisée sur place (nouvelle fenêtre) doit couvrir la surface Carrez confrontée à l'acte, la configuration étage et ascenseur, l'état du bien face aux comparables de la même rue, et les trois derniers procès-verbaux d'assemblée générale. Elle ne doit rien vous coûter.
2. Comment demander une estimation à un notaire
Beaucoup de propriétaires oublient cette possibilité, et les propriétaires expatriés plus encore, parce que leur pays de résidence ne connaît pas d'équivalent à cette fonction. Le notaire est un officier public qui traite chaque mutation de son secteur, ce qui signifie qu'il voit le prix réel de chaque vente avant tout le monde, et il fournit une estimation gratuitement. Adressez-vous à la chambre départementale des notaires de Paris, ou approchez directement une étude de votre arrondissement. Les estimations notariales sont généralement prudentes et adossées aux transactions, ce qui en fait un contrepoids utile au chiffre d'une agence.
3. Quand il vaut la peine de payer un expert immobilier
Il existe une estimation que vous devez vous attendre à payer. L'expert immobilier agréé produit un rapport écrit qui pèse devant un juge ou un inspecteur des impôts, pour des honoraires qui se situent généralement entre 300 et 1 500 euros. Vous en avez besoin pour une succession, un divorce, une indivision où les co-indivisaires ne s'accordent pas, un bien détenu via une SCI, un démembrement entre usufruit et nue-propriété, ou un litige avec l'administration fiscale.
4. Comment lire trois estimations qui se contredisent
Attendez-vous à ce qu'elles divergent. Deux professionnels qualifiés qui regardent le même appartement parisien peuvent s'écarter de 5 à 10 pour cent, et c'est normal. Écartez la plus haute et la plus basse si aucune ne s'appuie sur des comparables nommés, puis ancrez-vous sur celle dont les preuves sont les plus solides.
Vérifiez les critères qui font le prix d'un bien parisien

Passez ces caractéristiques en revue dans un ordre fixe, car à Paris elles expliquent l'essentiel de l'écart de prix entre deux appartements du même immeuble, et a fortiori du même arrondissement.
Confirmez d'abord la surface loi Carrez
Tout le reste se calcule au mètre carré, donc la surface doit être juste avant toute autre chose. La surface loi Carrez est la superficie privative déclarée d'un lot en copropriété, qui ne compte que les parties dont la hauteur sous plafond atteint au moins 1,80 mètre. Elle est mesurée, certifiée et annexée à l'acte.
Les outils en ligne se contentent du chiffre saisi par le propriétaire, souvent la surface habitable, parfois un simple souvenir arrondi. Sur un appartement parisien, un écart de cinq mètres carrés à 10 000 euros le mètre représente une erreur de 50 000 euros avant même d'examiner quoi que ce soit d'autre.
Pesez l'étage face à la présence d'un ascenseur
Après l'emplacement, c'est la première variable à Paris. Un cinquième étage sans ascenseur dans un immeuble haussmannien et un troisième avec ascenseur dans le même immeuble ne sont pas deux variantes d'un même produit. Ils s'adressent à des acquéreurs différents, se vendent à des rythmes différents, à des prix différents.
Lumière, extérieur et état général
L'exposition sud et ouest se paie, une orientation sur cour est plus calme mais plus sombre, et le vis-à-vis, c'est-à-dire une vue directe sur la fenêtre du voisin, ampute la valeur même quand l'appartement est par ailleurs excellent. Les balcons et terrasses se paient nettement depuis 2020 et l'offre est figée. L'état général compte moins pour lui-même que pour ce qu'il annonce des travaux qu'un acquéreur devra financer dans les deux premières années.
La performance énergétique appartient à ce groupe, et les notaires publient une étude dédiée à ce qu'ils appellent la valeur verte des logements (nouvelle fenêtre), c'est-à-dire l'écart de prix mesuré entre deux biens par ailleurs identiques dont l'étiquette énergie diffère. Les règles ont suffisamment changé en 2026 pour mériter leur propre section plus bas.
Lisez les trois derniers procès-verbaux d'assemblée générale
C'est l'étape que les vendeurs sautent et que les acquéreurs ne sautent jamais. Demandez le procès-verbal des trois dernières assemblées générales de copropriété, ainsi que le montant actuel des charges au mètre carré par an.
Un ravalement ou une isolation thermique par l'extérieur votés mais non encore réalisés constituent une dette attachée à votre lot, et un acquéreur bien conseillé la déduira intégralement de son offre. Le découvrir vous-même, avant de fixer un prix, fait la différence entre une négociation que vous menez et une négociation que vous subissez.
Pris ensemble, ces facteurs font varier les prix de 15 à 25 pour cent à l'intérieur d'un même arrondissement, parfois d'une même rue. Dans le 18e, un appartement rénové près des Abbesses s'échange autour de 10 500 euros le mètre carré, tandis qu'un bien équivalent à la Goutte d'Or se négocie plutôt à 7 000. Même arrondissement, quinze minutes à pied. Partez donc de la médiane de votre quartier, puis ajustez selon l'étage et l'ascenseur, l'état, l'extérieur et les travaux votés. Le chiffre de l'arrondissement est votre point de départ, jamais votre réponse.
Ces écarts s'inscrivent dans un contexte de marché qui a beaucoup bougé depuis 2024. Dans la vidéo ci-dessous, la présidente de la chambre interdépartementale des notaires revient sur l'état réel du marché francilien, chiffres de transactions à l'appui.
Les données trimestrielles à jour sont publiées sur la carte des prix de l'immobilier des notaires de Paris (nouvelle fenêtre), qui décompose chaque arrondissement par quartier.
Ce qu'il faut vérifier sur le DPE en 2026 avant d'estimer

Vérifiez la date de votre diagnostic de performance énergétique avant d'accepter une estimation, car la méthode de calcul a changé le 1er janvier 2026 et une étiquette ancienne tire peut-être votre chiffre vers le bas sans raison.
Vérifiez si votre DPE est antérieur au 1er janvier 2026
Le coefficient de conversion appliqué à l'électricité dans le calcul du DPE (nouvelle fenêtre) est passé de 2,3 à 1,9, pour s'aligner sur la valeur européenne. Environ 850 000 logements chauffés à l'électricité sont sortis de la catégorie passoire thermique par ce seul effet, sans le moindre travaux.
Si votre bien est chauffé à l'électricité et que le diagnostic a été établi avant janvier 2026, faire réaliser un nouveau DPE est probablement l'action la moins chère à votre disposition et celle qui pèsera le plus lourd sur votre estimation.
Confirmez que vous pouvez toujours vendre un bien classé F ou G
Vous le pouvez. C'est le malentendu le plus tenace chez les propriétaires, et il vient de la confusion entre deux régimes distincts.
La loi Climat et Résilience du 22 août 2021 (nouvelle fenêtre) encadre la mise en location, pas la vente. Son calendrier interdit la location des logements classés G depuis le 1er janvier 2025, des F à compter du 1er janvier 2028, et des E à compter du 1er janvier 2034. Aucun article ne restreint la vente d'un bien mal classé. Vos obligations de vendeur sont informatives : un DPE valide, l'étiquette mentionnée dans l'annonce, et un audit énergétique lorsqu'il est exigé.
Déterminez si un audit énergétique vous concerne
L'audit énergétique réglementaire vise les maisons individuelles et les immeubles en monopropriété classés F ou G. Il ne s'applique pas à un appartement en copropriété classique, ce qui couvre l'immense majorité du parc parisien. Si vous détenez un appartement à Paris, le dossier de vente standard suffira très probablement.
Ajustez la décote à Paris, pas au chiffre national
Les chiffres nationaux de valeur verte circulent beaucoup et sont mal appliqués. L'étude des notaires sur les transactions 2024 (nouvelle fenêtre) relève sur les maisons mal classées des décotes qui atteignent le haut de la fourchette à deux chiffres dans certaines régions.
Paris se comporte autrement. La même recherche situe la décote d'un appartement parisien classé F ou G autour de 2 pour cent, contre environ 11 pour cent pour un bien équivalent en Nouvelle-Aquitaine. La tension du marché et la rareté du bâti ancien absorbent l'essentiel de la pénalité énergétique. Si quelqu'un a retranché 15 pour cent de votre estimation au motif du DPE, demandez-lui de le justifier avec des comparables parisiens.
Un levier pratique mérite d'être connu. Un audit énergétique chiffré, présenté à l'acquéreur avec un plan de travaux et les aides mobilisables, réduit la décote effective davantage qu'un simple diagnostic remis tel quel. Vous remplacez une inconnue par un montant, et les acquéreurs escomptent les inconnues bien plus durement.
Intégrez les frais qui modifient la valeur de votre bien

La valeur de marché n'est qu'un point de départ. Pour un propriétaire non-résident, le montant réellement perçu après la vente dépend des honoraires d'agence, de la plus-value immobilière et des autres frais de cession.
Déduisez les honoraires d'agence sur une vente parisienne
Les honoraires d'agence ne sont pas plafonnés en France et se calculent généralement en pourcentage du prix de vente. À Paris, les vendeurs acquittent le plus souvent entre 4 et 6 pour cent, le montant exact dépendant de l'agence et de la valeur du bien.
Pour un appartement vendu 900 000 euros avec des honoraires à 5 pour cent, la seule commission représente 45 000 euros, avant impôts et avant tout autre frais.
Calculez la plus-value immobilière en tant que non-résident
Si le bien n'est pas votre résidence principale, la plus-value immobilière peut s'appliquer. Le calcul standard combine :
- 19 pour cent d'impôt sur le revenu sur la plus-value imposable
- 17,2 pour cent de prélèvements sociaux pour les propriétaires non affiliés à un régime français ou européen
- une surtaxe de 2 à 6 pour cent pour les plus-values supérieures à 50 000 euros
Les abattements pour durée de détention réduisent la base imposable, avec exonération totale au bout de 22 ans pour l'impôt sur le revenu et de 30 ans pour les prélèvements sociaux. Les règles complètes figurent dans la notice officielle sur l'imposition des plus-values immobilières (nouvelle fenêtre).
Le taux varie selon votre pays de résidence et votre régime de sécurité sociale. Certains résidents de l'Union européenne, de l'EEE et de Suisse bénéficient d'un prélèvement de solidarité réduit, tandis que de nombreux résidents hors Europe acquittent le taux plein. Faites toujours confirmer votre situation avant d'arrêter le produit attendu de votre vente.
Vérifiez si un représentant fiscal vous est imposé
Les propriétaires résidant hors de l'Union européenne ou de l'EEE doivent désigner un représentant fiscal accrédité lorsque le prix de cession dépasse 150 000 euros. Ce représentant garantit l'exactitude du calcul auprès de l'administration française, et ses honoraires sont prélevés sur votre produit de vente.
Le seuil s'apprécie par vendeur et non par bien. La doctrine fiscale sur la désignation d'un représentant accrédité (nouvelle fenêtre) détaille ce fonctionnement, y compris pour les biens détenus à plusieurs.
Examinez les exonérations avant de vendre
Certains propriétaires peuvent bénéficier d'exonérations, dont celle de 150 000 euros de plus-value ouverte à certains ressortissants de l'Union européenne ou de l'EEE ayant été résidents fiscaux français pendant au moins deux années consécutives, sous conditions précises.
Comme ces exonérations influencent le calendrier et l'ordre des cessions, elles méritent d'être examinées avant toute signature. C'est l'un des points que nous passons en revue lorsque nous accompagnons un propriétaire qui souhaite vendre un appartement parisien en tant que non-résident (nouvelle fenêtre).
N'oubliez pas le coût de détention
La valeur de conserver le bien doit aussi entrer dans votre calcul. Un bien parisien détenu par un non-résident continue de générer des charges, notamment la taxe foncière et la taxe d'habitation sur les résidences secondaires. Paris applique la majoration maximale de 60 pour cent (nouvelle fenêtre) sur cette seconde taxe.
Pour les biens de valeur élevée, rappelez-vous que l'impôt sur la fortune immobilière peut s'appliquer au-delà de 1,3 million d'euros de patrimoine immobilier net taxable. Pour un non-résident, seuls les biens situés en France sont en principe retenus.
Comment Estate in Paris estime un bien parisien

Les trois angles morts qui traversent les étapes précédentes, l'absence de base publique des annonces, la variation à l'intérieur d'un même immeuble et l'écart entre prix affiché et montant perçu, se referment de la même manière. Quelqu'un lit le dossier et parcourt l'appartement.
Concrètement, cela recouvre trois gestes précis :
- Lire les trois derniers procès-verbaux d'assemblée générale et intégrer les travaux votés dans le chiffre, plutôt que de les laisser surgir pendant les vérifications de l'acquéreur.
- Confronter la surface Carrez certifiée à des comparables DVF présentant la même configuration d'étage et d'ascenseur, plutôt qu'à tout ce qui partage le même code postal.
- Dérouler le chiffre de marché jusqu'au prix net vendeur, puis jusqu'au montant final perçu, exonérations, plus-value et représentant fiscal compris.
C'est ce que fait notre service d'estimation immobilière (nouvelle fenêtre), et il est gratuit. Lorsqu'il débouche sur une cession, le service de vente (nouvelle fenêtre) prend le relais pour la commercialisation, la coordination avec le notaire et les déclarations fiscales. Si vous estimez avant d'acheter plutôt qu'avant de vendre, le service d'acquisition (nouvelle fenêtre) applique la même analyse à un prix demandé. Et si vous préférez comprendre notre méthode avant de parler à qui que ce soit, le déroulé de notre accompagnement en détaille chaque étape.
Comment estimer et vendre votre bien parisien depuis l'étranger

Vous n'avez besoin de poser le pied en France à aucun moment, de la première estimation jusqu'à la signature de l'acte authentique, à condition de lancer la procuration assez tôt.
Une estimation à distance s'appuie sur les mêmes preuves qu'une estimation sur place. Le professionnel visite le bien, filme la visite et parcourt le dossier de copropriété avec vous en visioconférence. Le mandat se signe électroniquement, les visites sont conduites pour votre compte, et le représentant fiscal est désigné en parallèle lorsque le seuil l'impose.
La procuration notariée est ce qui permet à quelqu'un en France de signer pour vous. Elle s'établit auprès d'un notaire local dans votre pays de résidence ou dans un consulat français. C'est aussi, invariablement, l'étape la plus lente du processus et celle qui bloque tout le reste si elle est lancée trop tard. Démarrez-la dès l'acceptation d'une offre, pas une fois la date de signature fixée.
Avant votre premier échange avec un professionnel, réunissez le titre de propriété, les trois derniers procès-verbaux d'assemblée générale, le décompte de charges, un DPE en cours de validité, l'attestation de surface Carrez et votre numéro fiscal français. Un dernier conseil vous fera gagner des semaines : choisissez une étude notariale rompue aux virements internationaux, aux procurations consulaires et aux décalages horaires.
Vérifiez enfin la capacité d'emprunt de vos acquéreurs probables, car elle détermine qui peut réellement se positionner. Les ressortissants de l'Union européenne et les acheteurs britanniques empruntent généralement jusqu'à 75 à 80 pour cent de la valeur, tandis que les acheteurs américains, canadiens et autres non-européens sont fréquemment plafonnés entre 50 et 70 pour cent. Un appartement à 1,4 million d'euros visant un acquéreur américain exige donc un apport nettement supérieur au même bien visant un acquéreur français, ce qui rétrécit votre vivier et pèse à la fois sur le prix et sur le délai de vente. Les mêmes contraintes s'appliquent en sens inverse si vous envisagez aussi d'acheter un appartement à Paris, et elles méritent d'être modélisées avant tout engagement. Lorsque le déménagement fait partie du projet, nous assurons également un accompagnement sur place pour les propriétaires qui s'installent à Paris ou qui la quittent (nouvelle fenêtre).
FAQ
Cela dépend entièrement de ce qu'il y a derrière. Le test consiste à demander trois ventes comparables, avec adresse, surface et date d'acte. Si l'agent les fournit, le chiffre repose sur des preuves. Sinon, vous tenez un avis en partie façonné par l'envie de décrocher le mandat, et c'est pourquoi trois estimations valent toujours mieux qu'une.
Ce que ces chiffres disent de votre bien
Un bien parisien n'a pas une valeur. Il a une fourchette défendable, et l'estimer revient à resserrer cette fourchette avec des preuves plutôt qu'avec des opinions.
Le point encourageant, c'est que l'essentiel de ces preuves est gratuit et accessible à tout le monde, y compris à six fuseaux horaires de distance. DVF montre à quel prix les appartements comparables se sont réellement vendus. Les cartes des notaires situent votre quartier. Les procès-verbaux de copropriété révèlent ce qu'un acquéreur découvrira en troisième semaine. Ce qui transforme ces éléments en un chiffre, c'est le jugement de quelqu'un qui les confronte sur place, et c'est la seule étape qu'aucune base de données ne remplace.
Si vous cherchez un point de départ concret cette semaine, sortez trois ventes comparables dans DVF pour votre section cadastrale, confrontez votre attestation Carrez à ce que vous annoncez, et réclamez à votre syndic les trois derniers procès-verbaux. Faites ces trois choses et toute conversation d'estimation qui suivra sera d'une autre nature.


